04 janvier 2008

Contexte

« Le nombre moyen d’enfants assassinés est de trois ou quatre chaque semaine, mais dan ce quartier , en six semaines, on en a tué cent soixante-quatre.

Très souvent des policiers travaillent hors service comme garde du corps.

Un commerçant leur dit qu’il connaît un voleur ou un vendeur de drogue

et qu’il serait content de ne plus le voir tourner autour de chez lui.

« Je te donne dix dollars pour ce gamin qui emmerde mon fils et ma famille ».

Alors tu bois un verre et puis un autre et tu entres dans la combine.

Et quand tu y es, tu n’en sors plus. C’est comme ça que le policier

commence à tuer. Mais de toute façon on ne tue que des vauriens, des dangers pour la

société.

Donc, pour sauvegarder le tourisme et le commerce il n’y a pas d’autres

choix. Un nettoyage bien fait dans un quartier résidentiel coûte seulement

trois mille cinq cent dollars. Avec cette somme , on a une quinzaine de

tueurs pour ramener la paix. »

Voix d’un journaliste et d’un tueur, extraits de la pièce

Le pays ?

Un pays quelconque où les enfants sont livrés à l’errance.

Le lieu ?

Une route déserte, à l’extrême périphérie d’une grande ville. Au coucher du soleil.

Les personnages ?

Deux filles.

L’époque ?

L’histoire se déroule de nos jours.

Didascalie en ouverture de la pièce

Avec Les Souliers Rouges, Tiziana Lucattini fait référence aux trop célèbres « escadrons de la mort » d’Amérique Latine.

Depuis une vingtaine d’années, face à la prolifération du nombre d’enfants dans les rues, des groupuscules , avec l’approbation d’une partie de la population, se substituent aux hommes de loi, jugés trop lents ou inefficaces. Financées par des hommes d’affaires locaux, ces milices composées essentiellement de policiers et de militaires, assassinent des enfants dans une quasi impunité.

Posté par cnptheatre à 17:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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